Une bien étrange année!

 

 

Beaucoup de tristesse pour ceux qui ont été emportés, ceux qui vivent l’enfer dans leur lieu de confinement et  ceux dont l’activité économique risque d’être très compromise.

Pour les autres, le confinement est  plus ou moins bien vécu dans des espaces plus ou moins grands avec ou sans contact avec la nature.

 

Une bien étrange expérience qui fait beaucoup relativiser et où l’on se rend compte que les vraies valeurs sont : le soin porté aux autres, le dévouement des soignants, l’espace, la nature, le temps, la relation aux autres, l’amitié, la famille, la réflexion, l’esprit critique, la lecture, l’accès à de nouvelles connaissances, la musique, un travail intéressant sans être aliénant etc… excepté la surconsommation qui passe au second plan…

 

Un temps d’arrêt pour se reprogrammer, aller au fond de soi et de ses peurs, pour ceux qui ont la chance de ne pas se trouver en réel danger.

 

Pour l’instant, le profil des patients les plus touchés par le Covid est mieux cerné : sexe masculin,  âge supérieur à 70 ans ou pour ceux plus jeunes : surpoids ou obésité avec  comorbidités / diabète, maladie cardio-vasculaire, syndrome métabolique.

Ces constations révèlent bien que l’état de santé est primordial pour affronter les attaques infectieuses. Le vieillissement, l’obésité, le syndrome métabolique (HTA, diabète, maladie cardio vasculaire) sont des états très fragilisés et fragilisants pour lutter contre les diverses agressions de la vie en raison de grosses perturbations du système immunitaire.

 

Depuis trente ans, les progrès scientifiques ont porté sur le génome et l’épigénétique ainsi que sur l’analyse fine des différents systèmes et mécanismes moléculaires complexes qui gèrent le fonctionnement de notre organisme notamment les système immunitaire et nerveux ainsi que  le métabolisme. Ainsi, les médecins ont une meilleure compréhension de la peau et du tube digestif, organes barrières, avec leurs relations étroites chacun à leur microbiote qui régule leur métabolisme particulier, leur système neuro-immunitaire spécifique mais aussi le système immunitaire général.

L’extraordinaire compréhension du système immunitaire va probablement permettre de découvrir un vaccin, un anti-viral ou des traitements ciblés efficaces, modulant la réponse paradoxale immune, dans les cas graves.

Je suis très admirative de l’intelligence collective des chercheurs et des cliniciens qui luttent contre les maladies graves et complexes.

 

Le tube digestif, son microbiote digestif et la qualité des aliments que l’on ingère forment une triade fondamentale pour  la régulation du poids, l’assimilation des nutriments,  la survenue ou non de maladies métaboliques, de pathologies inflammatoires et auto-immunes, peut-être neurologiques et probablement  dans la mise en place de profils immunitaires particuliers.

Je pense que si l’on poussait plus loin le profil des hommes assez jeunes et en surpoids morts du covid, on découvrirait, pour la plupart, une bien piètre qualité de régime alimentaire avec trop de sucres rapides, de protéines animales et de graisses saturées, peut-être un abus d’alcool et de tabac et un régime pauvre en légumes et légumineuses. Et souvent des gens maintenus en santé par les médicaments Anti : anti-hypertenseurs, anti-diabétique, anti-stress… pour palier la problématique d’une mauvaise alimentation, de l’ingestion de divers toxiques, du stress et d’une absence d’activité physique.

 

L’alimentation et l’activité physique sont la clé de voûte de notre santé.

 

Les recherches du Professeur Valter Longo, (professeur de biochimie américain, travaillant en coopération avec de grands chercheurs dont des prix nobels et des centres de cancérologie américains et italiens), ont démontré que le régime de la longévité est de type pesco-végétarien encore supérieur au régime méditerranéen. Il rapporte dans  son livre l’ensemble de ses expérimentations, ses études sur les populations centenaires et les effets calamiteux sur la santé du modèle alimentaire occidental  à partir d’études épidémiologiques portant sur des cohortes d’américains depuis trente ans.

 

La clé pour vivre longtemps et en bonne santé serait l’association du régime de la longévité pesco-végétarien associé à de courtes périodes de jeûne.

 

Le Pr. Valter Longo a mis au point une diète qui mime le jeûne (FMD) beaucoup plus facile à réaliser qu’un jeûne strict à l’eau ou aux bouillons de légumes et bien moins désocialisant. Je l’ai testé et compte l’établir dans ma stratégie de maintien en forme.

Avant de commencer une diète qui mime le jeûne, je vous conseille de lire son livre car vous apprendrez beaucoup de choses. Personnellement, j’adhère tout en restant encore flexi-végétarienne. L’important est que la base de votre alimentation soit composée de légumes , de légumineuses et de céréales peu raffinées avec des fruits à coques (noix, amandes, noisettes), de l’huile d’olive ou de colza. Après, vous rajoutez ce qui vous plaît sans excès et vous pouvez faire une FMD de temps en temps si vous n’avez pas de contrindications. Vous trouverez sur internet et le site Prolon.

 

 

Autre point fondamental,  l’épigénétique!

Jusqu’en 2000, année du séquençage complet du génome, on pensait qu’il suffirait de modifier les gènes impliqués dans une maladie pour en changer le destin. Or le génome s’est révélé beaucoup plus compliqué, d’une part parce que les maladies proviennent du dysfonctionnement de plusieurs gènes associés et d’autre part, leur activité est fortement modulée par des agents internes ou environnementaux / stress et humeur, alimentation, tabac, alcool, qualité des relations humaines, musique….

De nombreux livres parlent du sujet mais un me paraît très intéressant et facile à lire : « Choisissez votre destin génétique » du professeur Gilbert Deray, néphrologue à la Pitié- Salpétrière. Enfin un professeur de médecine qui « d’allopathe est devenu multipathe » (comme il se plaît à se définir) et parle d’approche globale ou intégrative tout en ne reniant pas son rôle de médecin efficace dans sa spécialisation.

 

Ainsi, comme vous le savez certainement intuitivement, nous sommes déjà chacun le médecin de nous-même. Nos médicaments s’appellent : alimentation, exercice physique, lutte contre le stress et cohérence cardiaque, arrêt du tabac et très peu d’alcool, qualité des relations humaines, spiritualité, musique, rire, importance du moment présent dans le travail et la vie en dehors, nature et arbres….

 

La santé est un bien précieux dont nous sommes les premiers acteurs.

La médecine actuelle allopathique est merveilleuse pour faire face aux urgences, aux traumatismes, aux maladies infectieuses, au traitement du cancer.

Mais on ne devrait pas y avoir recours parce que nous négligeons notre corps.  Elle se transforme souvent, malheureusement, en médecine des anti (anti HTA, anti acide….) pour palier notre négligence et notre faiblesse  face à notre gourmandise, nos addictions ou notre laisser-aller. Bien sur,  tout est très complexe avec des liens importants avec les histoires de vie, l’éducation, le plaisir, le réconfort et l’amour donné associés au goût du sucre, ou au contraire l’amour que l’on n’a pas reçu… Comment se défaire d’habitudes initiées dès l’enfance et inscrites dans nos inconscients!

L’éducation parentale dès le plus jeune âge est fondamentale pour la suite car beaucoup de choses se jouent avant 10 ans! L’école devrait accentuer ses efforts d’éducation sur le fonctionnement du corps humain dès le plus jeune âge.

Cependant, même si c’est difficile de modifier ses habitudes, on peut toujours mettre en place des petites chose, des petits défis, qui ajoutés nous feront évoluer progressivement. Je suis persuadée que tout cela passe par la compréhension des choses et de ce qu’on à gagner à modifier nos habitudes de vie.

 

La bonne nouvelle de l’épigénétique c’est que nous pouvons moduler et reprogrammez à tout moment notre destin génétique et nous soigner grâce aux merveilleuses aptitudes de nos tissus organes et génome à s’auto-réparer!

 

 

Nous vivons un moment exceptionnel avec de nombreux bouleversements mais aussi un moment d’explosion de la pensée et de la créativité, de partage de connaissances et de réflexions. De nombreuses personnes écrivent, se livrent, réfléchissent et nous illuminent. Je ne parle pas de ceux qui lancent de fausses rumeurs, qui activent les peurs et des idées qui obscurcissent la pensée.

 

Nous pouvons, si nous nous ouvrons au monde des autres, réfléchir sur nous, nous solidifier dans la flexibilité et trouver des clés pour ouvrir des portes closes qui nous empêchent de cheminer vers un meilleur destin personnel et collectif.

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